Syl Nuvaanu au Satellit Café le 20 mai 2009

Publié le par bruno

Mon regret de ne pouvoir être en même temps à l'ouverture du Printemps de Ménilmontant et au Festival Femmes du Monde pour Cécile Corbel m'a valu une invitation de Sandrine, qui préside aux destinées du Satellit Café, pour une séance de rattrapage à l'écoute de Syl Nuvaanu. Je t'avoue que n'eusse été ma proverbiale civilité et surtout le fait que j'avais la preuve que mes news avaient été lues par au moins 1/14.000 ème des destinataires, je n'aurais jamais eu l'idée d'infliger à mes oreilles l'expérience du flamenco nippon !

Mal m'en eu pris, car ce mariage improbable est une réussite et ce n'est pas parce que Tsutomu Kawasaki est adorable de gentillesse qu'il m'est impossible d'en dire du mal, mais tout simplement parce que j'ai été scotché. Elle aurait pourtant pu se brûler les ailes au premier morceau "Icare", mais non, ses bras dessinent des volutes éthérées, relèvent hispaniquement la robe pour en magnifier le drapé, sa voix est aérienne et un peu déroutante il est vrai pour ce genre de musique,ses jambes se déchainent et ses talents claquent comme des amorces pour cette entame de concert plus zapateado que flamenco à mon sens.

sylolympiaIl ne faut guère s'attendre à retrouver des classiques ibériques ni la recherche d'une interprétation vocale araba-andalouse classique. Tsutomu met sa voix nipponne au service de compositions originales et quand elle ne danse pas chante assise en jouant du "Shamisen", sorte de luth japonais à trois cordes (si-mi-si). Fatal Error use de tout un arsenal de percussions et apporte son talent de slameur à des récitatifs assénés comme en voix off. David Michelet, authentique guitariste flamenco n'ouvre pas la bouche lui et se contente de nous estomaquer par son impeccable technique et son étonnante dextérité.

Le public ne se fait pas prier pour participer aux "palmas", même si de ci de là, j'entends quelques mains qui ne tapent pas très en rythme. "Fuego", qui clôt le spectacle semble écrit pour cela, mais le danger est que sur sa lancée le public n'arrête plus et c'est ce qui se produit. Comme les autres il nous font le coup du rappel pour venir interpréter "No land's man" qui est aussi le titre de leur album. Ceux qui iront écouter Mano Solo le 12 novembre à l'Olympia seront gâtés!

Les photos du concert par Anthony.
D'autres photos par MARIE L.
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Publié dans Live Reports

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