Paulo Costa et Jacques Vidal au Satellit Café le 18 septembre 2010

Publié le par bruno

Mon coeur balançait ce soir entre mon ami Sidi Bémol au Tamanoir et la découverte de Paulo Costa et Jacques Vidal au Satellit Café. Mes jambes, un peu flémardes (le jour où un cul de jatte manchot traverse le Chanel à la nage!), m'ont finalement détourné de la route de Gennevilliers pour me diriger sur le chemin d'Oberkampf où j'apprends, suprême bonheur, que le Sheikh s'y produira le mois prochain.

Paulo Costa est reconnu comme l'ambassadeur incontesté de la bossa nova depuis l'année de la France Brésil et son monumental disque Salvador réunion magnifique de reprises et de compositions personnelles. Paulo décline la bossa sur trois notes: l'élégance d'une musique aérienne, la sophistication des accords dans une recherche éperdue des dissonances, la délicatesse d'une voix qui s'écoule de sa gorge comme du miel.

Sa complicité avec Jacques Vidal, réincarnation de Charlie Mingus, est magique. Un véritable work-shop bossiesque en nait dans lequel la contrebasse et la voix s'écoutent et se répondent, se taisent et s'accompagnent, se mêlent et se dissocient, s'enchevêtrent pour mieux s'envoler.

La reprise des feuilles mortes, à la mélodie terne et aux harmonies basiques ne m'a guère convaincu, mais celles du jardin d'hiver ou de Toulouse passent comme si c'étaient des standards brésiliens de toujours, au milieu d'une floraison d'accords renversés qui sonnent comme autant d'hymnes à la perfection. 
 
Et pour finir, un duo tout, sauf improvisé, avec Pierre Barouh. Oui le tombeur d'Anouk, celui de ba da ba da da da da da da, la bicyclette, la plage et tant d'autres tubes (nos années 30 et quelques se portent bien, merci)

Pour connaitre les concerts que je recommande et la mise en ligne de mes chroniques, c'est ici
Publicité

Publié dans Live Reports

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article