King Charles et Amélie au Nouveau Casino le 3 septembre 2010.
C'est à l'invitation de Caramba que nous nous rendons au Nouveau Casino qui, compte tenu des conditions de circulation du jour dans Paris, va mettre du temps à se remplir mais sera plein.
Une grosse poignée de she-fans attend pourtant Amélie, auréolée de son Prix Adami - Bruno Coquatrix 2009, qui démarre a capella, sans complexe et sans vraiment soulever les acclamations. Je ne crois pas que sa petite voix aigrelette se prête à ce genre de prestation, et puis c'est bien connu, je refuse de faire le moindre effort pour comprendre les chansons françaises écrites en anglais.Elle enchaine en s'accompagnant à la guitare, puis à l'autoharpe et enfin à la guitare, ce qui est déjà mieux mais le serait encore plus si elle n'avait tendance à crier alors que la sono, impeccable, permettrait de profiter des inflexions de voix dont je la crois capable, dans un mode plus "soft drink". Run Run Run ou Good Bye Quiet River (la pub du Futuroscope) enlevées et aux accents 60's lui valent cependant une belle ovation.
Ce que l'on pouvait craindre est arrivé, King Charles, bloqué dans les embouteillages, n'est pas là pour enchainer. Sofy, qui signe les photos, se dévoue pour tenter d'approcher le bar et revient avec deux demis au moment ou une horde furieuse, le roi en tête, avec instruments et matos fend la foule et la salle pour accéder à la scène et s'instaler en catastrophe.Cela me laisse le temps de te préciser que l'on attend la révélation du Midem 2010 et l'homme qui vient de remporter l' International Songwriting Contest avec dans le jury Timbaland, Kings of Leon, Jeff Beck . . . Miracle du professionnalisme, en un quart d'heure tout est bouclé et bien.
Intro somptueuse, digne des choeurs de Nabucco, sur laquelle King Charles entre en scène comme un diable qui sort de sa boite et attaque avec Mr Flick et ses riffs vocaux. C'est parti, le ton est donné: gros son maitrisé, ambiance de feu, énergie et présence sont au rendez-vous. Les chansons s'enchainent, avec un style bien marqué et des sonorités adaptées aux thèmes traités. Le violoncelle (enregistré mais que l'on se prend à chercher sur scène) ajoute à l'ambiance de Time of Eternity, une touche cow-boy se mêle à Beating Hearts, un solo de guitare rageur le laisse décoiffé. Tout parait naturel et simple, tant le moindre détail est parfaitement au point, les machines parfaitement callées. De la belle et grande musique, pour laquelle il va falloir maintenant attendre, puisque King Charles s'est envolé pour une longue tournée mondiale.
Les photos du concert par Sofymatrice
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