SvenSson + Jerri + Lonah à la Scène Bastille le 25 avril 2009
Commencer à l'heure, c'est bien, mais si tu entres dans la salle à 19h54 et que c'est commencé ne vas pas t'imaginer que tu auras 5 minutes de plus avant de te faire virer à la fin. Mon boycott de cette salle ne va pas jusqu'à refuser l'invitation d'un ami, mais j'en connais beaucoup qui le font et je constate que concert après concert, quelle que soit l'affiche, il y a de moins en moins de monde. Il serait peut-être temps que plus personne ne s'y aventure !
Lonah est donc en scène, son électro plutôt pop que rock, avec un bon batteur, sobre et excellent relanceur, une basse bien posée, avec des notes bien rondes qui sonnent, un clavier à la base du son du groupe, tantôt orgue Hammond, tantôt piano, une guitare en accompagnement mais aussi en contrechant dont je trouve le son un peu métallique (la sono ?) qui constituent un excellent groupe auquel il manque cruellement une chanteuse, tant il y a loin du disque à la scène.
Jerri est un groupe électro, réunion des groupes stéphanois Angil et Deschanel, où les claviers et les machines tiennent une place prédominante. La batterie est parfaitement intégrée à cette situation particulière (sur le cinquième morceau où elle était absente cela m'a paru un peu foutoir d'ailleurs), une guitare est apparue sur le troisième morceau, un peu étouffée par le reste. Dans ce contexte, sur le premier morceau, on n'entend pas le chanteur, mais il se rattrape par la suite, on l'entend même distinctement ce qui n'est pas un mince exploit.
Je n'ai jamais trouvé que l'écoute de ce genre de musique sur scène apporte un plus et de telles prestations sont risquées, souvent accompagnées de cafouillages et de sons incongrus venus du froid. Eh bien non, rien de tout ça, impeccable, bravo.
Quand SvenSson attaque "Perdition", titre phare de son précédent album, la voix est au rendez-vous: grave, chaude, profonde, envoutante, à la hauteur de ce qu'on attend. On est instantanément saisi par le timbre, la mèche négligemment rebelle et les yeux revolver.
Steve au chant, s'accompagnant principalement à la guitare et parfois au piano, forme avec MaRc à la guitare, Renaud à la basse et au cellobasse et Emilie (en tous points remarquable) au violon, à l'alto et parfois au piano forment sur scène une configuration "quatuor folk baroque" dont la parfaite homogénéité et l'usage aussi limité que judicieux d'une pédale grosse caisse nous fait totalement oublier qu'il n'y a pas de batterie.
Les textes ont la couleur des yeux de Steve, langues et genres se mélangent pour nous livrer des rimes sonnantes et un style très personnel. Les musiques, co-écrites avec Sedj, sont au service des paroles en une subtile alchimie digne de ce docteur en biotechnologies reconverti sur le tôt. Les échanges d'instruments au cours du concert apportent une variété étonnante qui met en valeur l'extrême homogénéité du groupe. Le tout ne se compare à rien, comme on le fait souvent par facilité à titre de repère, c'est du SvenSson et tu n'as pas le droit de le louper si tu ne veux pas mourir idiot.
Les photos du concert par Linda D.
http://www.myspace.com/svenssonboy
http://www.svensson-music.com/
http://www.myspace.com/svenssonarchives
http://www.myspace.com/steveaxelb
Lonah est donc en scène, son électro plutôt pop que rock, avec un bon batteur, sobre et excellent relanceur, une basse bien posée, avec des notes bien rondes qui sonnent, un clavier à la base du son du groupe, tantôt orgue Hammond, tantôt piano, une guitare en accompagnement mais aussi en contrechant dont je trouve le son un peu métallique (la sono ?) qui constituent un excellent groupe auquel il manque cruellement une chanteuse, tant il y a loin du disque à la scène.
Jerri est un groupe électro, réunion des groupes stéphanois Angil et Deschanel, où les claviers et les machines tiennent une place prédominante. La batterie est parfaitement intégrée à cette situation particulière (sur le cinquième morceau où elle était absente cela m'a paru un peu foutoir d'ailleurs), une guitare est apparue sur le troisième morceau, un peu étouffée par le reste. Dans ce contexte, sur le premier morceau, on n'entend pas le chanteur, mais il se rattrape par la suite, on l'entend même distinctement ce qui n'est pas un mince exploit.Je n'ai jamais trouvé que l'écoute de ce genre de musique sur scène apporte un plus et de telles prestations sont risquées, souvent accompagnées de cafouillages et de sons incongrus venus du froid. Eh bien non, rien de tout ça, impeccable, bravo.
Quand SvenSson attaque "Perdition", titre phare de son précédent album, la voix est au rendez-vous: grave, chaude, profonde, envoutante, à la hauteur de ce qu'on attend. On est instantanément saisi par le timbre, la mèche négligemment rebelle et les yeux revolver.Steve au chant, s'accompagnant principalement à la guitare et parfois au piano, forme avec MaRc à la guitare, Renaud à la basse et au cellobasse et Emilie (en tous points remarquable) au violon, à l'alto et parfois au piano forment sur scène une configuration "quatuor folk baroque" dont la parfaite homogénéité et l'usage aussi limité que judicieux d'une pédale grosse caisse nous fait totalement oublier qu'il n'y a pas de batterie.
Les textes ont la couleur des yeux de Steve, langues et genres se mélangent pour nous livrer des rimes sonnantes et un style très personnel. Les musiques, co-écrites avec Sedj, sont au service des paroles en une subtile alchimie digne de ce docteur en biotechnologies reconverti sur le tôt. Les échanges d'instruments au cours du concert apportent une variété étonnante qui met en valeur l'extrême homogénéité du groupe. Le tout ne se compare à rien, comme on le fait souvent par facilité à titre de repère, c'est du SvenSson et tu n'as pas le droit de le louper si tu ne veux pas mourir idiot.
Les photos du concert par Linda D.
http://www.myspace.com/svenssonboy
http://www.svensson-music.com/
http://www.myspace.com/svenssonarchives
http://www.myspace.com/steveaxelb
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