Susheela Raman et Mariama le 12octobre 2011 à l'Alhambra.
Deux filles nous attendent ce soir sur scène à l'Alhambra, mais il nous faut d'abord traverser la rue et en voir deux autres, Patricia et Julie, toujours rayonnantes, pour obtenir nos saufs conduits. Le temps de me faire agresser par deux blondes qui nous reprochaient d'avoir volé notre tour, auxquelles j'ai bien cru que Linda allait retourner un pain, et nous voilà au balcon où il reste quelques places assises.Taille mannequin, sans les os qui s'entrechoquent et souriante, toute de rouge vêtue, Mariama ouvre la soirée en solo voix/guitare, ce qui augure d'un changement de plateau rapide. Cette jeune personne native de Sierra Leone qui se partage entre Cologne et Paris chante agréablement, d'une voix un peu nasillarde taillée à la serpe des textes en anglais sur des mélodies simples. Son accompagnement de guitare sans prétention complète le tout, un tout fort agréable et que l'on imagine volontiers d'un avenir prometteur et lui vaut un franc succès.
En enchainant les premières parties de célébrités, elle va, c'est certain, se faire connaitre et se faire un nom pour autant qu'elle apprenne à chanter. Tu me trouves dur, non, je n'aime pas qu'un(e) artiste en devenir se plante pour s'être laissé aller à la facilité et n'avoir pas voulu comprendre que la réussite c'est un peu de talent et beaucoup de travail. Bonne route Mariama et à bientôt j'espère. A retrouver le 28 octobre à Aulnay sous Bois en première partie de General Elektriks et dans toute la France avec Yaël Naïm, Susheela Raman et d'autres.Susheela Raman qui, précédée de son seul guitariste (mais quel guitariste, un orchestre à lui tout seul!), entre justement en scène, toute de noir vêtue, acclamée par un public acquis d'avance. Une présence saisissante en scène, avec des allures de Julia Migenes dans Carmen, et la même interprétation charnelle. La voix est profonde, incantatoire, parfaitement maitrisée dans ses inflexions et jongle avec les styles.
Le second titre mettra en scène un joueur de guimbarde qui se révèlera bientôt être un redoutable tambourineur. Un violon et un percu viendront compléter le quartet d'accompagnement. Titres de son dernier album VEL et titres devenus cultes des quatre premiers s'enchainent pour notre bonheur et mettent tour à tour en vedette chaque musicien dans des soli impressionnants de maitrise.
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