Minors, A Backward Glance On A Travel Road et Glass Petals le 11 novembre 2011 au Bus Palladium

Publié le par bruno

Rendez-vous à 20h00 avec Linda à La Sésensima, au 14, juste avant le Bus, que je 'ai déjà& recommandé. Bon, rapide et pas cher, juste ce qu'il faut pour être de bonne humeur et à l'heure pour le concert, avec trois groupes qui sont autant de découvertes pour moi. Merci Louisa !

La soirée débute avec Minors, un sextet dont les premières mesures suffisent à retenir ton attention si tu rêvassais tant les attaques sont impeccables, au point que je me demande su un appareil de mesure à la microseconde décèlerait le moindre décalage entre eux six. Six voix se partageant de multiples instruments (les cordes réservées aux deux filles) et percussions, jouant des rythmes et des choeurs, des choeurs et des silences, des silences et des explosions, dans un foisonnement d'idées et de trouvailles dans l'utilisation des zigouigouis qui changent tout,

Il y a un côté jungle et tribal qui par la luxuriances des percussions évoque Dobacaracol et une recherche musicale qui fait penser au post-rock symphonique de MON. Il s'y ajoute une étonnante faculté à prendre l'auditeur à contrepied, comme s'ils te disaient à chaque fois "tu t'attendais à autre chose, mais avoue que ce n'est pas mal trouvé ça!". Bref, Minors c'est une exploration musicale perpétuelle.

Pas facile de passer derrière sans jeter in regard en arrière quand on s'appelle A Backward Glance On A Travel Road. Mais le quartet a lui aussi des idées à faire valoir.

Fruit d'une ambition qui n'a d'égale que la longueur de leur nom, Emmanuel Jessua et Thibault Lamy ont concocté avec ABGOATR un projet plein de recherches qui sont autant de découvertes pour nos oreilles. Très électrique avec guitare, basse et machines, le gros son trouve in contrepoids original dans le jeu dépouillé de Thibault à la batterie et le son cristallin de la guitare sèche d'Emmanuel qui en tire des interprétations qui ne renient rien de ses origines boliviennes.
 
Au fil des morceaux qui célèbrent le mariage incestueux du rock et de la folk music, on se prend à imaginer un longue chevauchée qui déroule les paysages comme dans un film, et l'on réalise qu'aucun autre nom de groupe ne pourrait évoquer mieux cet univers sonore.

Si j'avais eu l'intention de dire du mal de Glass Petals qui suit, le David Douillet au cheveux mi-longs bouclés qu'est le chanteur guitariste compositeur et leader Tim m'en aurait dissuadé.

Né à Obama City (I mean Chicago), le groupe a posé ses valises à Paris pour notre plus grand plaisir. On ne s'étonnera donc pas que les paroles soient en Anglais et que l'accent soit "genuine". Sans pouvoir être comparée à celle des bootleggers de la prohibition la musique du groupe à une sonorité jazzy marquée.

C'est vrai des mélodies comme des harmonies et cela est marqué par un clavier à sonorité piano Fats Waller ou Jelly Roll Morton un bassiste efficace et un batteur à prise de baguette classique dont le beat est impeccable. L'ensemble est parfaitement callé mais aussi un peu trop propret à mon goût. Un peu de folie messieurs !

Les photos du concert par Linda D.
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Publié dans Live Reports

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