Les Pan Pan et Jacky Star préouvrent Les Combustibles le 25 septembre 2009
Il va falloir que tu t'habitues à ce nom: Les Combustibles . Adossée au viaduc de l'ancien train de la Bastille dont les voies sont empruntées aujourd'hui par le RER A à partir de Saint Mandé, cette salle pourrait bien devenir un lieu incontournable de la musique qu'on aime et des petits loup(ve)s qui la pratique. Plus rein à voir avec le restaurant qui était jadis à cette adresse depuis qu'une poignée d'allumés à mis tout ce qu'ils avaient: idées, énergie, huile de coude, économies et un brin de folie pour faire de ce lieu un endroit pour voir, pour écouter, pour manger, pour boire. Pour quelques temps, on se contentera d'écouter et boire dans la salle de concert située au rez-de-chaussée et à partir de novembre on verra, mangera et boira aussi au premier étage où s'ouvrira la salle d'expo-resto où l'art s'affichera sur les murs et se dégustera dans les assiettes et les verres. Tout un programme, non ?
Ce soir, au théâtre, on appellerait ça "la Couturière", puisqu'en fait la première n'a lieu que le lendemain, mais l'honneur est sauf, il va y avoir le le feu. Une bande d'étudiants l'attendait impatiemment . . . Nathalie traduisait ! Non, c'est pas çà . . . une bande de connaisseurs l'attendait impatiemment . . . Cécile se faisait désirer. C'est quand Les Pan Pan ?
Ah, les voilà, vêtus de collants couleur chair-argent dévoilant les formes parfaites de Cécile et les biscotos un peu falots de Barnabé. Ca claque dés la première mesure, mais quand on sait ce que donnent les Supremes Turkeys on ne s'attendait pas à des berceuses. Rock énergique à deux voix aux paroles érotico-intello-provoc bon enfant, un jeu de scène époustouflant de Cécile capable de nous gratifier d'un pont arrière tout en jouant un solo, un beat redoutable de Barn et un volume sonore, saturé ce qu'il faut, qui nous fait oublier qu'ils ne sont que deux (non, yapa de séquences qui tournent). La seule chose que je n'ai pas comprise est qu'il faut répondre Hou Hou, et non Q Q, quand ils chantent la danse du pan pan, puisqu'en même temps on est prié de joindre le geste à la parole, je veux dire la main aux fesses (les siennes, pas celles de la voisine!).
Une petite pose, et voici Jacky Star, authentique Québecquoise du Chnord fraichement débarquée sur la scène parisienne vêtue d'une magnifique tenue de trappeur blanche. Changement de registre: la guitare acoustique remplace la gratte électrique. La tendresse s'empare de la scène, mais l'humour et la causticité ne l'ont pas quittée pour autant. Chaque chanson est prétexte à raconter une histoire qui aurait pu - ou qui a été - vécue, aboutissant à un vrai one woman show, le tout avec l'accent québecquois.
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