Le concert de Boulbar et Dam Barnum le 8 mars 2012 aux trois baudets.

Publié le par bruno

Pour avoir qualifié le bar restaurant des trois baudets de cantine d’entreprise peu après la réouverture du lieu (c’était pour le concert de MeLL en avril 2009), je constate avec plaisir que, le bois ayant remplacé le formica et la déco ayant réchauffé des murs froids, c’est devenu un lieu accueillant et convivial. En revanche, on ne pourra malheureusement jamais ôter les énormes piliers de la salle de concert.

Dam Barnum, qui commence le concert, fondateur du groupe Eiffel et bassiste actuel de Luke est ce soir dans le costume d’auteur compositeur guitariste interprète qui lui va si bien, accompagné d’un clavier, d’un batteur et de multiples bidouilles. La voix est bien posée, remarquablement intelligible, sur des textes qui disent quelque chose. Les mélodies sont agréables, coulent bien, avec des phrases qui se terminent sans excès sur une note dissonante.

Le style est enlevé, énergique sinon vraiment rock, avec quelque chose de joyeux. De la chanson française vivante et communicative qui devrait faire son chemin, qui le mérite en tour cas. Lire l'interview de froggy’s delight.

Après nous avoir conté l’histoire d’un boxeur déchu des années 60 dans son précédent album “Requiem pour un championBertrand Boulbar nous entraine ce soir avec “Motor Hotel” dans son errance américaine solitaire d’une côte à l’autre et d’est en ouest des Etats Unis. Au fond de la scène, un écran géant su lequel est projetée la pochette du disque va nous permettre de suivre ce périple étape par étape, illustré par Vincent Gravé. Ce concert qui consacre la sortie de l’album est en effet une prestation à double main, l’une glissant sur le manche d’une guitare, l’autre jouant avec légèreté du pinceau.

Du Candy Hotel de New York au Pacific Heights Motel de San Francisco, les étapes défilent, sur fond de musique délibérément lancinante, comme le long ruban de la route qui défile et se perd à l’infini loin des villes (Francis Lemarque). La voix chaude et grave de Boulbar parait faite pour conter des histoires, ça tombe bien ! Il nous fait partager ses rencontres, parfois insolites et ses soirées peuplées de volutes de fumée, de vapeurs d’alcool et de filles, sous la douche ou pas.

A la dixième étape, June et Lula, qui s’avèrerinnt être des choristes de classe, viennent sur scène, le temps d’une chanson. Le résultat des harmonies sur trois octaves donne un volume et une couleur étonnants. On arrive au terme du voyage et Boulbar va pouvoir dormir “Le Dernier Jour à San Francisco avant de nous saluer. Il reviendra pour un rappel en reprise et en feu d’artifice avec June et Lula.

Après ces intervenants successifs, ce spectacle original et de qualité, tu rentres chez toi heureux en te disant que la créativité, surtout quand elle est servie par une bonne sono, comme celle des bbb, c’est beau.

Les photos di concert par Linda D.
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Publié dans Live Reports

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