Jali et Lamarca le 13 octobre 2010 au Café de la Danse.
Entre deux chansons, Jali nous confiait qu'en rentrant de s'être baladé dans le quartier il avait été très étonné de constater qu'il y avait des gens qui faisaient la queue dans l'impasse Louis Philippe pour son premier concert à Paris. Même si ce n'est pas immérité, cela tient en partie à ta rencontre avec Barclay où, même sans Eddie, le nez reste fin pour découvrir les nouveaux talents.
De fait, il y avait du monde pour accueillir Lamarca, en première partie sur la scène du Café de la Danse. Quelque chose me saute immédiatement aux oreilles, la qualité du son micros est impeccable et donc l'ensemble de la sono est maintenant superbe. Avec deux auteurs à texte comme c'est le cas ce soir, c'est bien agréable.Pour comprendre le ton de ceux de Lamarca, il faut prendre le temps de lire la bio extraordinaire de Laurent. De la noirceur des événements il fait des chansons d'espoir et de croque-la-vie qui sait jouer des mots, n'est-ce pas "Céline" ?.
Il a tout laissé derrière lui, sauf le côté voyou et le regard provoc qui font chavirer les filles. Moi j'ai tout simplement craqué sur la sincérité du bonhomme et la qualité d'ensemble, avec une mention spéciale au contrebassiste. J'ignore si le public en avait entendu parlé avant, mais cela été dès le premier morceau un tabac et s'il n'avait fallu qu'il laisse la place on en aurait redemandé longtemps.
Coiffé de sa casquette, déjà devenue légendaire, Jali entre, de sa démarche dégingandé de gamin étonné de ce qui lui arrive, sous un véritable ovation. Visiblement l'assistance est acquise d'avance.Avec "21 grammes" ont remarque d'entrée avec quelle aisance l'écriture s'affranchit de la mesure. Jali chante ses rêves "Espanola", sa foi dans l'avenir "Comme un enfant". Il parle beaucoup entre les chansons pour expliquer par exemple qu'il n'imaginait pas y jouer un jour quand il a écrit "Mon Paris". Ce Paris dont il rêvait un soir avec son copain slameur Gaêl Faye qui le rejoint sur scène pour "Hope Anthem".
Les mélodies passent bien, "Espanola" est déjà un tube, sur des rythmes pop soutenus, teintés de bossa ou de reggae mais aussi rock. Les finales sont parfois étonnantes, mais il nous explique et nous montre la façon différente dont il a appris à terminer un morceau en France alors qu'en Belgique . . . "Comme un enfant" en rappel en voix-guitare permet d'apprécier son accent bruxellois arrachant et il croyait sans doute s'en tirer à bon compte au complet avec "Des Ailes". Mais il y eu un tel tollé qu'ils ont du revenir nous resservir "Espanola" avant que bons princes on ne leur accorde leur permis de sortie.
Les photos du concert par Linda D.
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