Hurdy Gurdy le 9 janvier 2010 au Yono
Je ne connaissais pas le Yono, au 35 rue Vieille du Temple, où beaucoup m'annonçaient leurs concerts. Pourtant, l'adresse me disait quelque chose, et pour cause, il s'agit de l'ancien Chez Richard. Rien n'a vraiment changé dans cet établissement multi-niveaux (5, si l'on compte les 1/2 étages) multi-fonctions (bar, bouffe, live, disco), toujours au bout de l'entrée cochère et où la simplicité spontanée de l'accueil te fait tout de suite te sentir chez toi.C'est alléché par la présentation du nouveau spectacle, sans batteur, d'Hurdy Gurdy que je suis venu. Nom: Les visites de Scarlatine Wepler. Thème: du premier cri "Aah!" au dernier "Aah!", l'histoire nimbée de la crapuleuse Scarlatine Wepler en termes aussi loufoques que choisis en un prologue, neuf chapitres, un épilogue et une lettre en annexe.
Texte et compositions: Jérôme Gurdyk dit HurdykArrangements: Hurdy Gurdy, avec
Kim Adam: guitare
Emmanuelle Favier: accordéon, choeurs, harmonica, xylophone
Jérôme Gurdyk dit Hurdyk: chant
Jean-Baptiste Naturel: piano
Axel Vallat: basse
Vanessa Voisin: choeurs, harmonica, xylophone, percussions
L'histoire n'a volontairement aucun autre sens que celui du chemin qui mène de la naissance à la mort de l'héroïne. Les textes ne manquent ni d'absurde, ni d'humour, ni d'auto-dérision et les effets entre Jérôme est se choristes (au demeurant agréables à regarder) bien choisis.
Jérôme: ". . . avant que d'expirer dans les heurs d'une strangulation que lui offrit, pour son anniversaire"
Les filles: (Happy birthday to you)
Jérme: l'amant final, plus jeune - tel celui d'une cocotte du siècle dernier -, bafoué encore.
En contraste, la musique est martiale, un poil pompeuse, résolument post-rock, avec un piano et une basse qui conjuguent à merveille leurs talents pour donner des harmonies très riches sur lesquelles surfent à loisir les voix et la guitare, le tout ponctué d'interventions judicieuses des autres instruments. A certains moments, j'imaginais ce qu'auraient apporté les interventions et les silences d'un batteur. A bon entendeur . . . mais attention, pas un batteur rock massacreur de tambour, un musicien (comme dirait mon ami Antony Dubas.)
A ne pas manquer le 13 mars à l-Espace B.
Pour en être informé sans délai des concerts que je recommande et de la mise en ligne de mes chroniques, c'est ici
Publicité