Heather Greene au Sunset le 7 juin 2009

Publié le par bruno

Pour tous les inconsolables, dont j'étais, qui n'avaient pas pu assister à sa première partie d'Abd Al Malik au Grand Rex le 25 mai, Heather avait eu la gentillesse de consacrer sa soirée du dimanche 7 juin à sécher nos larmes.
 
Ambassadrice de charme de Glenfidish, dont elle ne manque pas de vanter les mérites entre deux chansons, elle a l'élégance de le faire en se désaltérant d'un verre de Bordeaux. Good girl !

La voix est haut perchée, espiègle, à l'image de celle qui la porte, comme une "Five dollars dress", à la fois onctueuse et acidulée. Le ton général est soul avec une couleur Supertramp dans le clavier dont elle joue avec élégance et le vibrato lancinant d'un guitariste virtuose dans les chorus. La basse est inventive et en complémentarité exemplaire par rapport aux harmonies du clavier. Le batteur fait partie de ceux dont l'omniprésence est telle qu'on en oublie la montagne de technique qui lui permet de passer inaperçu alors qu'il est tout.

Une mention spéciale pour les ballades, dans lesquelles la mélodie est entièrement basée sur les complémentaires des accords, qui a de quoi dérouter les plus frustres mais sont des petit joyaux d'harmonie. Pause comprise, deux heures de concert que je n'ai pas vu passer et qui me font penser que sa première partie d'Abd Al Malik, que j'avais déjà rencontré, merci, m'aurait laisser sur ma fin.
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Publié dans Live Reports

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