Gaëlle Marie le 12 mai 2010 au Réservoir
Après le show case de MilkyMee à la FNAC Forum, avant d'entrer au Réservoir j'avais tout mon temps pour m'arrêter en chemin royal au 7 de la rue de la forge, précisément au Chaudron dont les murs résonnaient encore de l'ambiance torride de l'après concert de ZAZ le 9 mars. J'ai même découvert que Théodore, le chef, (que j'appelle Makélélé) en avait profité pour embaucher la copine du clavier, mais cela ne gâte en rien la qualité de la cuisine et de l'accueil, l'une et l'autre savoureux.
La vraie vie, quoi, comme celle que nous conte ce soir en musique Gaëlle Marie. Robe droite bleue à pois et collant rose du meilleur goût provoquant, elle va devoir affronté une salle où les dineurs ne se préoccupent guère du bruit de leurs couverts et de leurs éclats de voix ! Il en faudrait plus pour l'ébranler et c'est sans sourciller qu'elle se produit pour ceux qui sont venus là pour écouter, on en aura pour notre argent (concert gratuit!).La voix est agréable, juste et parfaitement maitrisée dans l'expression, sur des mélodies qui contiennent des pièges dans lesquels beaucoup se prendraient les cordes vocales. Tout ça a été bien rodé en résidence à Bures sur Yvette avec des textes co-écrits avec Laurent Four, Adrian Iordan à l'accordéon, Donatien Roustant à la guitare, Xavier Dubosc à la basse, Tatos à la batterie et aux percus et tous aux choeurs, sous la direction musicale éclairée de Denis Grare.
Tour à tour déchainée quand elle se met "En chasse", tendre dans "La souris & l'éléphant", auto-dérisoire dans "Taille Mannequin", rêveuse sur "Ton Nom" elle swingue comme une folle dans "Amis Amis". Tout un programme, celui d'une fille qui se raconte sans complexe et nous délivre un spectacle attachant et original. A retrouver les 17, 22 et 27 mai au Café de La Maroquinerie.
.
Pour en être informé sans délai des concerts que je recommande et de la mise en ligne de mes chroniques, c'est ici.
Publicité