Festival Viva Live le 14 juin 2001 au Sentier des Halles avec Bolbek et Missils Airlines
Le Festival (un bien grand mot, mais ce n'est pas moins qui vais décourager les entreprenants) Viva Live nous accueille ce soir au nouveau LSDH avec un configuration de salle totalement inédite pour moi avec juste quelques bancs à hauteur de la console et donc une immense fausse, si l'on peut s'exprimer pour cette salle.
Le premier groupe, Bolbek, se définit lui-même comme un groupe de rock putassier. Je considère que c'est là faire injure à ces dames qui font des DSKettes avec autant d'élégance, mais bon . . . disons racoleur, chiasseux. Quand le massacreur de tambours est à côté du temps et se plante à chaque tentative de relance, un bon chanteur, s'il est nécessaire pour faire un bon groupe de rock, nous avons ce soir la démonstration, est aussi loin d'être suffisant. Dommage !
Suzie, personnage-titre de la chanson par laquelle Missils Airlines prend le relais, est quant à elle une vraie gourgandine, qui revendique fièrement son état et son pouvoir de provocodestru-séduction, sous les airs de petite fille bien sage en col claudine de Flo ! Vraiment rien à voir avec la pop formatée bien tendance et proprette de Poker menteur qui m'avait permis de découvrir il y a huit ans Florence, à l'époque de sa collaboration avec Pedro Camarasa, en acoustique dans le Marais.Le 25 avril 2008, j'étais à l'OpA, comme tout le gratin parisien de la musique indé, pour un concert très attendu de Miss Ils dont tout le monde est sorti frustré et moi pas plus convaincu que lorsque j'avais entendu Flo prêter sa voix à Cortella au Réservoir. Une guitare de trop, des mélodies ternes dans le medium, il était temps que Viché de Vince prenne les choses en main et recadre tout ça, rebaptise le quartet Missils Airlines et produise une musique où chacun est maintenant à sa place et à sa juste expression.
Avec une voix résolument dans l'aigu, légèrement éraillée, ou plutôt agrémentée d'un soupçon de gutturalité, Flo
excelle dans le rock phrasé-jeté, roulant et bondissant autant que dans la ballade où ses variations vocales s'appuient sur une belle rondeur sonore, l'autorisant même à se prendre avec bonheur pour la Castafiore. Chacun des membres du groupe est en osmose avec les trois autres, se livrant à des riffs partagés ou des codas à rallonge qui nous procurent autant de bonheur qu'ils montrent de plaisir à nous les délivrer. S tu ne me crois pas, va demander à mon pote Dom Hutton, qui par parenthèse nous réserve une surprise pour le rentrée.
Les photos du concert par Linda D.
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