Estonie tonique : Carte blanche à Rouge Madame le 7 octobre 2011 au Point Ephémère.
Sans avoir l'impression de m'être attardé, We used to be a band est en scène quand j'entre dans la salle.Une fille, Marion Rampal, qui chante, joue du tambourin, du kazoo et d'autres zigouigouis généralement ordinaires. Un garçon, François Richez, qui joue de la guitare, d'autres choses éventuellement et chante aussi. Deux Marseillais égarés dans la froidure naissante de l'automne parisien.Elle chante d'une voix agréable des chansons de leur composition, en anglais avec une pointe d'accent de Pagnol, des mélodies peu ordinaires sur des harmonies torturées à souhait, avec des dissonances et des quarts de tons sur lesquels il serait tellement facile de se planter qu'il ne le font pas !
Place à ceux qui sont les mentors de la soirée, Rouge Madame, encore un duo mixte composé de la parisienne Lembe Lokk, entièrement de rouge vêtue et d'Onno, pur produit local rencontré à l'occasion d'une tournée du côté de la mer baltique.La voix est chaude et profonde de Lembe se transforme parfois en gazouillis tandis qu'Onno, incroyable touche à tout, à la guitare ou avec tout ce qui peut lui tomber dans la main l'accompagne dans une recherche éperdue des harmonies. Il en résulte un spectacle étonnant qui laisse le public sans voix (et ça c'est vachement agréable!) totalement à l'écoute de la moindre découverte sonore. On suit un morceau au cours duquel ils chantent à tour de rôle en changeant d'instrument toutes les huit mesures comme in jeu de piste découverte.
La crève que j'ai attrapée la veille en allant à La Boule Noire en pull d'été commence à me peser et les relents de techno qui s'échappent d'une salle mitoyenne me gonflent quand je quitte sans pouvoir profiter des invités : Napoleon Maddox, Thomas de Pourquery, Philippe Cohen Solal, la Fanfare Yes or No, DJ Bert on beats et VJ Propaganda, mais je n'avais pas promis à Axel de rester jusqu'à trois heures du mat
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