Elista et Phyltre le 10 décembre 2010 à La Flèche d'Or.

Publié le par bruno

Bravant les trottoirs mi-neigeux mi-glacés, et sachant depuis la veille que "ce qui pose problème c'est quand la voie est en pente", il en aurait fallu beaucoup plus que le toboggan piegeux qui mène à La Flèche d'Or pour empêcher mes jambes d'aller à ce concert. D'ailleurs au moment de se donner rendez-vous pour casser une petite graine à la pizzeria du coin de la rue de Bagnolet avant le concert, Linda, pleine d'attention pour moi et qui habite le quartier m'avait recommander d'être prudent car les trottoirs étaient moins que dégagés dans le coin.

Vers 20h30, pour une ouverture des portes à 20h00, les Avignonnais de Phyltre, première partie de Luke au Bataclan et récents vainqueurs du concours Ricard-Live / MMF, ouvrent le concert la soirée à grands renfort de lalalalala et de ouhouhouhouh qui permettent un collaboration facile du public mais dont ils ont tendance à abuser.

Les textes, pas dérisoires, sont en Français (merci messieurs) mais pas toujours faciles à suivre dans le medium. La voix de Sylvain ne me parait pas exploitée dans toutes ses possibilités. Les rythmes sont très années 80, avec une (trop) large utilisation de claviers et boites, délivrés avec une belle énergie sympathique.

Rien à voir avec Hello Bye Bye qui suit sur un mode voisin mais aussi ennuyeux à écouter qu'ils semblent s'ennuyer à jouer.

Quand Elista attaque avec "Le Niveau des Mers", la salle est pleine et l'heure va nous permettre d'écouter jusqu'à la fin sans craindre de rater le dernier métro. Le groupe est en rodage dans la perspective de la sortie de son nouvel album " et l'on remarque tout de suite, en plus des deux chanteurs qui sont la caractéristique du groupe, du bassiste et du batteur, la présence d'une troisième guitare, électrique.

Cette présence, qui se manifeste tantôt avec des accords tenus aux sonorités de clavier tantôt en contre chants dépouillés, s'avère essentielle pour le nouveau son Elista. Sinon, c'est l'ordinaire connu dont on retrouve toute l'immense qualité: vrais textes servis par des dictions impeccables, mélodies attachantes, mise ne place rigoureuse. Je surprend quelques groupies au premier rang qui ne connaissent pas que les anciennes chansons et chantent à tue tête "La Saint Valentin" qui clôture le concert, comme un tube que l'on reprendra tous bientôt.

Pour connaitre les concerts que je recommande et la mise en ligne de mes chroniques, c'est ici
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Publié dans Live Reports

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