Elektriks Collection avec Antonionian, Honeycut et Pigeon John le 5 avril 2011 à La Maroquinerie.

Publié le par bruno

Arrivés de bonne heure avec Linda pour pouvoir diner tranquillement au restaurant de La Maroquinerie avant le concert et malgré tout le déploiement de mon charme envers une serveuse qui le méritait bien, nous n'avons pu être servis, les premiers il est vrai, qu'à 19h30 si bien que . . .

Antononian est en scène quand nous accédons à la salle pour ce concert organisé par 3C. Jordan Dalrymple, à la batterie et à la MPC avec General Elektriks se révèle ici être l'excellent interprète de ses propres compositions. La casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, on l'imaginerait fort bien enchainant olives, Wheeling, spiders et autres n'oses sur son skate. Il se contente, si l'on peut dire, de réaliser ces prouesses vocalement.

Gestes à l'appui, les textes son assénés avec énergie sur fond de rythmes électro hip-hop ou acoustiques, avec des touches ternaires dans un style qu'il qualifie de post-everithing et avant-funk entre lesquels sa voix se faufile et surgit avec bonheur. Un peu complexe comme définition, mais l'important est que ce soit bel et bien fait et c'est apprécié apprécié du public.

Les San-Franciscains d' Honeycut prennent la relève. Ce groupe compte dans ses rangs un certain Hervé Salters, Parisien d'origine exilé à Frisco plus connu pour son rôle leader dans General Elektriks et qui est aussi  à l'origine de l'Elektricks Collection qui constitue le plateau de ce soir.

Le son a beaucoup de volume, les mélodies s'écoulent avec aisance, la voix est assurée. Je glisse à Linda "ça vaut n'importe quel Muse ou Radiohead" à quoi elle me répondit "oui, sauf qu'il a un look complètement improbable". Je cherche encore ce qu'elle a voulu dire. En tout cas, il est de la race de chanteurs qui n'ont pas besoin de solliciter le public pour que celui-ci participe. Alors, improbable ?

by starving stevenPour clôturer, la tornade Pigeon John nous entraine, sur fond d'harmonies plutôt bluesy dans un hip-hop hautement rapisant qui ne permet pas d'écouter plus de trois mesures sans bouger à son rythme.

Le chapeau qu'il porte sied bien à ce philosophe qui s'ignore (mais s'ignore-t-il vraiment) qui sous des aspects légers aborde des thèmes qui pour paraitre insignifiants n'en sont pas moins essentiels comme le mal-être de l'adolescence ou le moi je des adultes qui se prennent pour . . .

Les photos du concert par Linda D.

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Publié dans Live Reports

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