Cute as a Cat # 4 le 23 décembre 2008 au Réservoir

Publié le par bruno

D'aucuns pourraient penser que je suis au Réservoir pour exorciser le sort, puisque c'est en m'y rendant que je me suis fait culbuter par un flic, mais non, c'est pour la musique et grâce à Yvan qui m'a garanti une place assise pour ce Cute as a Cat #4 organisé par ROY music.

 

La soirée commence avec Za, auteure, compositrice, interprète issue de la scène strasbourgeoise (encore une) à la voie agréable, douce, un peu érayée. Les rythmes bossa-jazzy évoquent des ambiances Henri Salvador, avec un bassiste, Bob Oranger, au jeu très riche, qui joue de la basse électrique comme d'une contrebasse, un guitariste, Simon Strauss, maître du picking à l'accompagnement et qui prend des chorus redoutables dignes d'un Sacha Distel (quand il était l'invité du M.J.Q.) et un batteur, Mehdi Massaoudi au soutient efficace et très carré. La personnalité de Za demande encore à s'exprimer et elle a besoin d'apprendre à se mouvoir pour affirmer sa présence sur scène, mais elle passe bien et la salle répond bien à ses incitations.

 

On enchaine avec la très parisienne guitarist/songwriter/singer Nicky Baker, chevelure flamboyante et musique pop-folk aux sonorités hawaïennes. Elle chante en Anglais, ce que je lui pardonne volontiers compte tenu de ses origines londoniennes et est accompagnée notamment par un vibraphone, instrument qu'on rencontre trop rarement à mon goût. La voix est claire, lumineuse, qui s'accorde bien avec le son cristallin du vibraphone et les séquences qui tournent assurent à l'ensemble à un vrai volume mais font que les morceaux se terminent un peu en fish tail.

 

Puis vient Miliana qui chante aussi en Anglais, mais qui elle, est une parisienne pur jus (si l'on peut encore utiliser des expressions simples, justes et imagées sans être menacé d'enfermement politique) et ça me gène car c'est un peu bouillie. Pourtant cette fille doit avoir des choses à dire et que je n'ai pas envie de faire l'effort d'essayer de comprendre, car les mélodies sont novatrices et originales, servies par une voix tour à tour douce et puissante, s'adonnant à des délires à la Camille et dont les accents m'évoquent Peggy (Buzinparis) et Jen.h.Ka. C'est pas une question d'imitation mais de tempérament personnel et ceux qui me connaissent bien apprécieront la qualité du compliment.

 

Olivier Marois se présente et remercie deux amis venus pour l'accompagner (sic), comme pour s'excuser de les avoir dérangés. Textes sans intérêt et musique déjà entendue caractérisent sa prestation. La désinvolture ne saurait se pratiquer sans un immense talent. Un coup d'oeil à son pseudo-blog montre à l'évidence que rien ne l'intéresse d'autre que lui.

 

En revanche, on sent d'entrée que la prestation de Mathieu Aschehoug, au nom scandinave imprononçable pour un forgeron (fut-il royal), va avoir sortir de l'ordinaire. La musique est brillante, avec un son d'une rondeur callipyge, des passages concertants qui évoquent Kent (celui de l'Homme de Mars) et un travail lancinant des harmonies à la manière du Work Shop de Charlie Mingus. Il est entouré par  nicolas 'le K' à la batterie, James Sindatry à la contrebasse, Peter Combard à la guitare, Chifo aux flutes et Jean François Prigent invité du soir au piano, tous axcellents dans leur partie. La recherche est de tous les instants, la voix de mathieu est bien posée, claire et profonde et sa prononciation impécable.

 

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Publié dans Live Reports

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