Coucou me revoilou !

Publié le par sazikadonf

8 novembre 2008. A vrai dire je me demande ce que je fais encore ici depuis que . . .

le 21 août en fin d'après midi, rue Faidherbe (devine donc où j'allais), un flic, au volant d'une voiture banalisée sans gyrophare, plutôt que d'actionner sa sirène pour m'alerter, ou mieux freiner pour me laisser passer, m'a tranquillement culbuté au milieu d'un passage piétons.

Me voilà parti en triple salto arrière, avec éclatement du pare-brise bille en tête (pour m'assurer qu'il ne prenne pas la fuite) et réception honteuse les quatre fers en l'air. Résultat, une soixantaine d'agrafes sur le crane et fractures multiples: 7 aux jambes, 2 aux côtes et avis divergents sur 2 autres à une clavicule et une vertèbre ! on va pas chipoter pour si peu.

Opéré le soir même à La Pitié et pas en mesure à mon réveil de vérifier si j'avais encore des jambes, le chirurgien m'a expliqué qu'il m'avait mis des clous dans les canaux médulaires de chaque tibia et m'a rassuré (si l'on peut dire) en me disant que la jambe gauche c'était bon mais qu'il allait me reprendre la droite pour essayer de redresser un peu l'os en bouillie juste au dessus de la cheville. Et me voilà reparti pour un tour d'honneur !

Deux jours plus tard, c'est la caravane, et il explique alors à son chef de service qu'il fallait plâtrer la jambe droite parce que rien ne tenait et qu'il était impossible de dire avant trois mois si je pourrai la poser par terre. Le pied, quoi . . . si je peux m'exprimer ainsi!

Il n'en a heureusement rien été, puisque tout ça n'a que 2 mois 1/2, que je suis chez moi, tout seul comme un grand, pour le WE et rentre définitivement dans quinze jours sur mes deux jambes.

Pour en arriver là, même si je dois admettre que j'ai une constitution hors du commun (t'as pas fini de devoir me supporter) tu n'imagines pas le cirque que j'ai dû faire pour être soigné comme je voulais l'être et non pas comme certains gestionnaires de pompes à fric et conducteurs de foreuses du trou de la Sécu l'auraient voulu en me gardant bien au chaud pendant de longs mois.

22 novembre 2008 Ca y est, je suis chez moi, parlons donc d'autre chose. J'ai envoyé ma première nouvelle lettre d'infos et annoncé que je vais me limiter maintenant aux reportages, que je publierai ici.

10 février 2009, Ca va mal ! Sans savoir quand ni comment c'est arrivé, ma cheville droite a doublé de volume et me fait atrocement mal depuis hier. J'ai l'impression d'être revenu deux mois en arrière au moment même où grâce à un rééquilibrage orthopédique j'aurai dû pouvoir lâcher mes cannes.

12 février 2009. Mon toubib vient de m'interdire tout déplacement et en particulier tout escalier, avec un traitement spécifique de 14 jours. Cela veut dire que tout ce que j'avais prévu qui ne soit pas en rez de chaussée et où je ne me rende en taxi (bonjour les frais) tombe à l'eau et que de toute façon je vais devoir me calmer pendant un moment.

6 mars 2009. Ca va mieux ! Ce n'était qu'un mauvais moment à passer dans une évolution qui reste normale. Tu es donc prévenu, je sévis de nouveau.

2 avril 2009. Tout arrive ! Je suis allé, pour la première fois hier soir, écouter FROLO en sept têtes tout seul et sans mes canes.

29 avril 2009.
Je clos aujourd'hui cette rubrique du Zikadonfeur éclopé avec l'abandon définitif de mes canes.
A part l'attitude abjecte du Who's Bar - où je recommande fortement de ne pas foutre les pieds - que j'ai relaté dans mes news, j'ai pu apprécier pendant ces longs mois la gentillesse de tous ceux connus et inconnus que j'ai rencontrés.
En fait c'est maintenant que je mesure le regard des autres car s'il n'y avait avant aucun doute sur l'origine de ma démarche chancelante je vois bien aujourd'hui que mes problèmes d'équilibre sont souvent interprétés comme étant dûs à une toute autre cause !

Cort aux mons . . . dirait la Comtesse

jambes11
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Publié dans Divers

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