Christine and The Queens et My Brightest Diamond le 7 mars 2012 à la conférence de presse du Festival Les Femmes S'en Mêlent
Tradition oblige, c’est dans la salle de concert de l'Institut Suédois à Paris que se tient cette présentation de la 15ème édition de LFSM. Un mot pour vanter la splendeur de cet Hôtel de Marle admirablement restauré par l’Etat suédois qui possède entre autres merveilles classées un comble demi-circulaire avec contre-courbe au faitage, dit "à la Philibert Delorme", dont la charpente représente sans aucun doute un des plus précieux exemples de charpente légère du milieu du XVIe siècle, et sans doute unique à Paris.
C’est tout aussi traditionnellement que le directeur artistique du Festival, Stéphane Amiel, nous présente l’édition 2012 en quelques chiffres: 30 villes d’accueil, 130 dates de concert dont 9 soirées à Paris et, après le succès de l’année dernière, soirée de clôture le 30 mars à la Machine du Moulin Rouge, pour laquelle il est prudent de réserver dès maintenant. En cette année de fin du monde annoncée, le festival s’entoure de ses partenaires habituels auxquels se joint le W4 (Women’s World Wide Web) et je comprends alors la raison de la présence de tant de jolies filles aux minois inconnus.
Après que Stéphane eut lancé son orchestre, son ordinateur, Christine entre, vêtue d’un smoking de velours bleu et lunettes fumées oranges sur le nez. Petite poupée androgyne ou drag queen qui aurait oublier de grandir, la réponse nous est donné à la fin de la première chanson “I am a woman, aussi étonnant que cela puisse paraitre, je suis une femme, un vraie !” dit elle en ôtant ses lunettes. La voix est tellement attachante et facile que l’on en oublie le côté provoquant du personnage “je suis handicapée, mais ça me plait; je ne sens pas très bon, mais je suis belle”. En savoir plus sur le personnage dans son interview à l’étudiant. Attention, talent, les dates ici.
Shara Worden, My Brightest Diamond sans son ensemble symphonique, se livre ensuite, sur fond d’ordinateur aussi, à joli numéro de mime et enchaine sur une chanson qui met en évidence une voix de tête très facile, qu’elle termine en se donnant des bravos, avec un insistant écho au fond de la salle. “C’est mon fils”, pas sûr que tu puisse en profiter dans une grande salle! S’accompagnait successivement à la swaramandala, à la sanza, au piano, tous les styles lui semblent familiers. Après Hindi Zahra l’année dernière, les petites anglaises sont étonnantes. Dates de concerts.En sortant, je passe devant un gamin qui doit avoir deus ans, lance négligemment "bravo" et l'écho me répondit . . .
Publicité
