Charlelie et Papillon Paravel le 9 mars 2011 à La Boule Noire
N"ayant pu avec autant de frustration que de regrets assister au filage du 21 janvier à La Batterie de Guyancourt, j'avais dès alors pris date pour le première de La Boule Noire pour ce retour de Charlelie à la scène et au plaisir de te le conter.
En première partie, je découvre Papillon Paravel, personnage atypique dont m'avait parlé il y a bien longtemps déjà la plus belle programmatrice que j'ai rentrée: Emel, au Sentier de Halles de la grande époque. Slameur avant que n'existe le slam, celui qui se désigne comme "la plus grand malentendu de la chanson française" mérite pourtant d'être écouté avec la plus grande attention. Sensibilité à fleur de peau, cynique travesti en poète ou inversement, également graphiste, photographe, dessinateur, écrivain, c'est un perfectionniste de l'art, qui a séduit Zazie qui t'en parlera mieux que moi et dont il assurera les premières parties à l'Olympia (du 11 au 14 mai).Multiidisciplinaire de l'art, tel pourrait être le bandeau de l'affiche de ce soir avec cet autre génial touche à tout à la stature de Sonny Rollins, qui nous avait sevré de musique depuis quelques années. Une véritable ovation accueille Charlelie, vêtu de pied en cape à sa marque, qui nous lance un jovial bonsoir. Il ne manque guère qu'une bouteille de sa cuvée numérotée à la place de la traditionnelle bouteille d'eau. Bonsoir lance-t-il jovialement en passant sa guitare en bandoulière.
Toujours aussi blues dans les sonorités harmoniques, encore plus rock dans les riffs appuyée et les rythmes martelés, américain par le volume exceptionnel d'un son dans lequel on entend vivre ce Nu York où il habite et qui l'habite. Deux morceaux et il ôte son chapeau melon, deux autres et ik vire ses lunetes noires. "Il va être à poil quand il va s'asseoir au piano" ma glisse Sofy, qui signe ce soir les photos et s'en prend comme moi ce soir plein les oreilles, plein les neurones et plein le coeur. Mais on en restera au jetté de veste !C'est donc en chemise et au piano que nous est offert le clou de la soirée, une interprétation papétique de plus de dix minutes de "Phénix" qui confine à l'oratorio. Titre on ne peut plus évocateur pour ce Manhattan qui renait de ces cendres après le 11 novembre 2001. On ne pouvait cependant pas ce quiter sans évoquer ce temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaitre avec "Comme un avion sans ailes". Quand Charlélie chante "Ya quelqu'un à l'intérieur de moi" n'y aurait-il pas quelque chose d'"Indignez vous" chez Charlelie, qui remonte peut-être à 2003 et sa remise de la Légion d'Honneur par Stéphane Hessel ? En tournée dans toute la France.
Les photos du concert par Sofymatrice
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