Agora Fidelio et Kebous le 6 octobre 2010 aux Trois Baudets.
A l'invitation de Math Promo, dans une salle où pour une fois il y a un peu de monde mais pas tout à fait à l'heure, pour une fois aussi, c'est à Kebous que revient la tâche d'ouvrir la soirée.On est séduit d'entrée par la voix chaude, les textes et la parfaite articulation de Laurent Kébous, qui selon les morceaux joue aussi de la guitare et se montre aussi excellent siffleur. Gérald Gimenez sort de sa guitare électrique des sons métalliques parfois étranges, toujours à propos, soutenu par les machines de Rémy Devert par ailleurs batteur redoutablement efficace.
Je ferai une place spéciale à Bertille Fraisse, aérienne au violon, énergique à la basse avec un médiator et légère en pizzy, ravissante au chant. A l'image d'un de ses titres "Kaléidoscope", la musique de Kebous offre des facettes variées sur une base modale qui leur permet, entre voix guitare et violon, de tirer sur les distorsions harmoniques pour obtenir des accents lumineux.
Avec Agora Fidelio, on entre dans un univers à la fois plus intimiste et plus franchement rock, voire post-rock. La voix de Milka (My Own Private Alaska, Psykup) te parle parfois comme en aparté ou se déchaine pour appuyer l'engagement des textes, passant sans transition de la poésie murmurée à la crue vérité assénée comme un direct au foie. Tu passe en une seule chanson du Sonnet à Cassandre à Rocky.Il est accompagné par Jouch (Naïve, Phantom Status) à la guitare, Pelo (PsyKup, Simone Choule) à la basse et Pim à la batterie, tous musiciens chevronnés qui forment ensemble un quartet de choc. Très bon concert, avec deux groupes qui se complètent bien et que le public a visiblement apprécié.
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